Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 16:23

Je déménage... La suite est sur L'appel de la forêt! En espérant que vous vous y sentiez bien... alors à bientôt.

Par syb
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 23:27

J'avais entendu parler de Lynn V. Andrews, sans trop faire attention à son oeuvre... Puis en écumant le rayon ésotérique d'une grosse librairie du quartier latin à Paris, je suis tombée sur son livre le plus connu: Femme chamane. Je me suis sentie appelée par le livre, une profonde envie de le lire, d'en découvrir les pages. Alors, voila la review qui l'accompagne...

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51-Ziv2c7BL._SS500_.jpg

 

 

Informations pratiques:

 

Titre: Femme chamane

Auteur: Lynn V. Andrews

Editeur: J'ai lu

Collection: Aventure secrète

Edité en 2008, première édition outre-atlantique en 1981

Nombre de pages: 250

 

 

 

Quatrième de couverture:

 

"Alors qu'elle se lance à la recherche d'un panier ancien sur les terres amérindiennes, Lynn V. Andrews, collectionneuse d'art primitif, ne se doute pas que sa vie va être bouleversée.

Sa rencontre avec une heyoka, une femme chamane, fera éclater le cadre de sa culture et ébranlera son être le plus intime.

Durant sept ans, elle sera son apprentie et recueillera l'immense savoir et les secrets dont cette vieille femme indienne est l'une des dernières détentrices.

Femme chamane livre un message essentiel à notre civilisation, qui a oublié que notre Terre mère est sacrée, et nous invite à reconquérir notre véritable pouvoir qui, seul, pourra sortir notre monde de l'impasse dans laquelle il se trouve.

 

***

 

Pendant plus de trente-cinq ans, Lynn V. Andrews a eu le privilège de travailler avec des femmes chamanes de plusieurs cultures indigènes. Ses livres reflètent l'immense sagesse que ces femmes lui ont transmise. Femme chamane a été traduit en douze langues."

 

 

 

Mon avis:

 

Voila un beau récit initiatique, une belle partie d'autobiographie retraçant le cheminement d'une femme vers le chamanisme, vers la compréhension de la voie qui était tracée pour elle.

J'ai beaucoup apprécié l'émotion retranscrite par l'écriture de Lynn V. Andrews, son désarroi face à certaines situations et j'avoue mettre totalement mise à sa place dans ce rôle de wasichu pas toujours très dégourdie. Le rapport qu'elle entretient avec Agnès Whistling Elk, sa maître, est tout aussi agréable à découvrir, à voir évoluer passant d'un mépris et d'une incompréhension assumés ou non à une belle et tendre complicité proche d'une relation mère-fille. On voit Lynn V. Andrews grandir, se révéler à elle-même et c'est très touchant.

Du point de vue de la notion de chamanisme, de la perception du monde et des esprits, ce fut intéressant. Les chamanismes sont très différents d'une culture à l'autre et certaines choses m'ont surprise (le vol nécessaire à l'acquisition du pouvoir) comme m'ont confortée dans mes réflexions personnelles (le rapport à l'alimentation notamment). Les réflexions d'Agnès sur la chasse, les explications sur les rêveurs et leurs rôles, etc méritent d'être étudiés plus longuement et tout ceci ne fait que m'encourager à me pencher sur le cas du chamanisme, du rapport avec les esprits et la Terre. La question de la féminité est aussi soulevée, avec cette idée de femmes détentrices de pouvoir. Ca m'a beaucoup fait penser à ces prêtres se travestissant pour avoir plus de pouvoir dans certaines civilisations antiques. J'ai aussi envie de me pencher plus sur le cas de July, disciple de Ruby ((l'amie d'Agnès) qui s'est faite volée l'esprit par le chaman rival de Ruby et Agnès. J'aurais aimé voir ces thèmes plus développés, plus poussés mais l'enseignement est sacré et tout ne peut être dit... et il faut savoir aussi chercher de son côté alors ce n'est peut-être pas plus mal.

Autre petit bémol, qui explique aussi en partie le premier je pense: l'action met du temps à démarrer. Les explications données avant l'arrivée chez Ruby m'ont semblé un peu longues bien qu'utiles. J'aurais préféré voir une partie moindre du livre consacrée aux prémices de l'apprentissage pour entrer directement dans le vif du sujet. Mais bon, comme je l'ai dit, c'est un petit bémol.

 

Par syb - Publié dans : A voir, à écouter, à découvrir
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 23:14

Le site nouslesdieux.org met à disposition un podcast de l'INREES (l'Institut national des recherches extraordinaires). La conférence est menée par Jeremy Narby, un anthropologue ayant vécu quelques temps chez les Ashaninkas, en Amazonie péruvienne, et devenu depuis directeur des projets amazoniens pour l'ONG suisse Nouvelle Planète. Il est notamment l'auteur du livre Le serpent cosmique qui s'ajoute avec joie à ma wishlist spéciale lecture.

 

Au cours de ce premier séjour, il s'est frotté, entre autres, à l'ayahuasca. Il revient sur son expérience, sur la définition du chamanisme, la vision par certains peuples des esprits-animaux et de ceux des plantes, sur le rôle du chaman et fait bien sûr plusieurs passages sur l'ayahuasca et sur le fonctionnement de la rétention d'informations par les plantes. Bien sûr il n'oublie pas de nous parler aussi de ce qui fache: les problèmes actuels en Amazonie (comme la disparition des poissons, le pétrole, etc) particulièrements inquiétants et les dangers de l'ayahuasca.

 

Voila le lien pour la vidéo: c'est par là.

 

 

Mon avis:

 

On sent que cet homme fait très bien son travail: tout y est, l'expérience, la volonté de comprendre tout en gardant du recul. Il mèle la science sociale, la biologie et l'ésotérisme, et ça, ça fait du bien. Jeremy Narby montre avec pédagogie les différences entre les chamans, et la faillibilité de la définition ; explique simplement la perception que les chamans peuvent avoir des autres espèces et des esprits et le rôle que peuvent avoir l'ayahuasca et le tabac. Je trouve que c'est là une excellente introduction au chamanisme qui mérite d'être entendue. La dernière partie sur la science appuyant certaines pensées des chamans et celle sur la perception que peuvent avoir ces peuples des esprits sont tout simplement passionnantes.

Allez; la conclusion pour le plaisir : "Et peut-être que ceux qui considèrent la Nature comme un objet n'ont pas le monopole qu'ils prétendent sur la réalité des faits".

Par syb - Publié dans : A voir, à écouter, à découvrir - Communauté : Nature et spiritualité
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 18:44

Je suis païenne. Ma foi est aussi bien dirigée vers la Terre que le Ciel, et je cherche un équilibre entre Matière et Esprit. Les païens (attention, je ne parle pas des polythéistes) sont tournés vers la Terre, apprennent des animaux et des plantes, trouvent un enseignement dans le cycle des saisons... et ont souvent envie de retrouver certains éléments du passé de leurs croyances. Personnellement, j'ai fait des études d'histoire et trouve énormément d'intérêts à analyser le passé. Suis-je une passéiste pour autant?

 

Il me semble que le paganisme ne peut être passéiste. Sinon, il piétine, n'apprend plus que la moitié de l'enseignement que sa spiritualité et la Nature a à lui offrir. Etre tourné vers les cycles de la Nature, apprendre des ancêtres et des dieux, trouver une force dans les mythes et l'histoire n'implique en aucun cas de rejeter le présent et l'avenir. Toute spiritualité et toute quête de sens n'a de sens que si elle est vécue dans le présent et pour l'avenir. La Nature est en perpétuelle évolution, la vie également. Rien n'est immuable et tout apprend de chaque instant. Apprendre des anciens est nécessaire mais cet enseignement n'est plus rien si il ne s'intègre pas au présent, si on oublie que l'on vit au XXIème siècle. Rester bloquer dans un passé n'est pas non plus constructif, cela alimente des guèguerres inutiles, ne permet pas d'avoir conscience de la réalité sur Gaïa et empêche la préparation de l'avenir.

 

Ignorer les enseignements de ceux qui étaient avant nous est tout aussi incohérent et inconstructif. On dit souvent que l'histoire est faite pour ne pas reproduire les erreurs du passé. C'est faux. Si c'était réellement le cas, il n'y aurait plus de guerres sanglantes et inutiles, plus d'idéologies extrêmistes et tueuses d'espoir. Apprendre du passé permet de comprendre les erreurs, d'intégrer ce qui a déjà été compris pour mieux avancer, pour passer une autre marche dans l'évolution. On refait l'expérience mais peut se nourrir de ce qui a déjà été construit. Les contes, les mythes et les anciens ont compris bien des choses, c'est pure ignorance de nier leurs sagesse et savoirs. Tout comme tourner le dos à la Nature parce qu'on vit au milieu du béton n'a pas de sens: tout ce qui est inscrit dans les livres et enseigné par la Nature. Nous, nous passons à coté de bien des choses, nous bercons d'illusions et de prétention en prenant les anciens pour d'obscures ignorants. Ils savaient des choses importantes, différentes parfois mais importantes tout de même. Une vie simple est parfois plus riche en enseignements qu'une vie trépidante mais creuse.

 

Le mieux ne serait-il pas de trouver un équilibre entre tout cela? De reconnaître que le passé et le futur ont la même importance quand il s'agit de vivre et donc expérimenter et apprendre du présent? C'est en tout cas la voie temporelle qui me semble la plus sage dans un monde si fou et dans la dualité apparente que nous vivons.

Par syb - Publié dans : Esotérisme - Communauté : Nature et spiritualité
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:20

http://data.whicdn.com/images/11633906/tumblr_ljdxpkyqNp1qz5mt0o1_500_large.jpg?1309908453

Jung décrit la part masculine et la part féminine de chacun par les noms respectifs de animus et anima. Le premier se vit dans l'action, dans le mouvement et le courage, le second se ressent dans l'intuition, l'accueil et le partage.

 

Petite, j'étais dans le déni de mon anima. Je ne voulais que l'action, me sentais exploratrice, pirate puis guerrière. Je créais et affrontais. J'étais aussi dans un rapport dur avec mon corps, voulant l'éprouver et en tester les limites. Tout était prétexte à l'action, la découverte et chaque chose me paraissaient établie. Tout était accompagné de principes moraux établis et déterminés et "faire la chochotte" m'était insupportable, m'aurait détourné de cette quête. Cette phase a duré jusqu'à la fin de mon adolescence. J'avais bien sûr un besoin d'échange mais tout était tranchant, dur et combatif. Je cherchais à trouver de la douceur venue des autres mais imaginer que je puisse moi-même l'être semblait pure folie. Tout ce qui avait très à la féminité me paraissait niaiserie et je ne pouvais le comprendre, ou plutôt l'accepter en moi.

 

Plus tard, en rencontrant l'homme que j'aime, en allant mieux aussi j'ai découvert chez moi un besoin de partager, de douceur. Un peu avant aussi, quand je sortais peu à peu des méandres de mon adolescence, quand je cherchais à aider ceux qui étaient passés par les même phases difficiles que moi. Là, tout ne devait être que douceur, échange et tout aspect actif et tranchant en moi a été refoulé. Seules mes idées tranchées et ma sexualité me rappelaient à mon animus. Peu à peu, j'ai renié ce qui restait de mon animus alors que je croyais m'être approché de l'équilibre, chose que j'avais surtout fait avant de chercher à me sentir mère, donc pendant deux ou trois ans, entre mes 16-17 et 19-20 ans en somme.

 

Aujourd'hui, je reprends cette quête d'équilibre, après avoir vécu la présence trop forte de mon animus puis celle de mon anima, je commence à comprendre... J'avais compris certaines choses, l'androgénéité de l'âme notamment, de par ma sexualité, mon expérience de vie et les discussions avec les proches... Puis j'ai eu peur, peur parce que je n'ai vu que l'aspect négatif de l'animus après n'avoir vu que celui de l'anima petite. Aujourd'hui, je suis face à cette nécessité d'accepter les deux aspects de mon âme, cette complémentarité de ma masculinité et de ma féminité. Ne serait-ce que pour créer et pour préparer l'avenir, pour vivre le présent, il est bon d'être dans cet équilibre, dans ce principe actif et fécondant de l'homme et cette part accueillante et douce de la femme. Cela me fait penser aux amazones, ces femmes qui assumaient pleinement leur part d'animus, vivaient pleinement l'action et d'une certaine façon étaient alors plus femmes que celles qui reniaient cette part d'elles-même. Là où est la difficulté, c'est de ne pas tomber d'un extrême à l'autre, de ne pas refouler une part de soi... et ainsi devenir une femme sauvage, sage et honnête avec elle-même, ayant pleinement conscience de son âme.

Par syb - Publié dans : Esotérisme
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Ce blog aborde des questions de spiritualité, d'ésotérisme. Dans les articles à ce sujet, j'expose mes réflexions, ressentis. Ce sont le fruit de mes expériences, méditations, et de ce que la vie et mes lectures ont pu m'apprendre. Ils ne constituent en rien la Vérité mais une vérité: la mienne. Dans ce domaine, faire des recherches et pratiquer est essentiel, faire le tri aussi pour ne pas se perdre en chemin...

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